LA REPRÉSENTATION des DINOSAURES

La Légende des dinosaures, toujours géants dans l'imagerie populaire, est encore bien vivante. Ces terrifiants reptiles ont captivé l'imagination et cet inrérêt n'est pas près de s'éteindre. Mais ce n'est pas seulement leur aspect qui est fascinant. Les fossiles retrouvés fournissent des indices sur leur cadre de vie autant que sur leur apparence, sur ce qu'ils mangeaint autant que sur la façon dont ils vivaient. On découvre tous les ans de nouveaux dinosaures et il est probable que beaucoup restent à découvrir. La plupart d'entre nous voient le monde en trois dimensions, mais certains y ajoutent un quatrième - celle du temps -, pour une vision encore plus réaliste. Ces maître du temps sont les dévoués paléontologues dont le travail minutieux consiste à trouver, à identifier et à reconstituer les dinosaures qui nous fascinent. La technologie nous a fourni la capacité de montrer précisément les dinosaures tels qu’ils étaient à l’époque du Mésozoïque.

Il est toujours plaisant de voir une exposition de dinosaures dans un musée, mais celle-ci n’offre pas une vision exacte de la vie de ces animaux. Aussi, sommes-nous contraints d’utiliser notre imagination pour les ramener à la vie, car il est très improbable de voir un jour des dinosaures clonés. Heureusement, de nombreux médias nous y ont aidés.

Godzilla

DANS LES FILMS tel Godzilla (des années 1950), les acteurs jouaient le rôle des dinosaures et autres monstres.

LES ARTS GRAPHIQUES

King Kong

Des artistes ont commencé à représenter des dinosaures pour un plus large public, peu après la publication, au début du XIXe siècle, des découvertes du Megalosaurus et de l’Iguanodon de Buckland et Mantell. Ainsi les premières interprétations de l’Iguanodon, ressemblant à un iguane géant, sont en parfaite adéquation avec l’opinion scientifique du moment. Le reconstitution de l’Iguanodon exposée au Crystal Palace de Londres en 1854, d’après Richard Owen, représentait la quintessence du savoir scientifique, bien que désormais dépassée pour un œil moderne. C’est en observant les diverses représentations des dinosaures au cours du temps que nous nous rendons compte de l’évolution de nos connaissances des dinosaures, car les graphistes ont toujours collaboré avec les scientifiques pour mettre leur œuvres en accord avec les dernières découvertes. À la fin du XIXe siècle, Thomas Henry Huxley insiste sur les similitudes entre l’Archeopteryx, le plus vieil oiseau connu et les autres dinosaures. Néanmoins, c’est au début du XXe siècle que l’image du dinosaure, animal lent et à sang froid, prend fin. Il faudra même attendre les années 1970 pour voir émerger de représentations de dinosaures agiles et rapides.

LA LITTÉRATURE

Les romans ayant pour vedette des dinosaures datent de la deuxième partie du XIXe siècle. Ainsi, la plupart des premiers exemples montrent des explorateurs tombant nez à nez avec monstres préhistoriques – comme dans Le Monde perdu de sir Arthur Conan Doyle ou dans quelques essais de Edgar Rice Burrough. Parfois, à l’exemple de l’adaptation long métrage du Voyage au centre de la Terre de Jules Verne, les dinosaures restaient profondément enterrés. Les premiers romans, avec une certaine licence poétique, nous montraient les hommes vivant avec des dinosaures extrêmement grands. Il faut dire cependant que les auteurs s’inspiraient du savoir scientifique de l’époque. Ainsi, la littérature populaire est représentative des connaissances scientifiques. Seuls deux romans contemporains écrits par Michael Crichton : Jurassic Park et Le Monde perdu, (celui-ci n’ayant aucun rapport avec le roman de Conan Doyle) présentent les dinosaures tels que les paléontologues des années 1990 les perçoivent.

LES FILMS

Un million d'années avant J.-C.

Pour beaucoup d’entre nous, il est indispensable de voir réellement ces animaux fascinants se mouvoir. Depuis le début de l’histoire du cinéma ou presque, les dinosaures ont été représentés dans les films. L’une de ses premières vedettes était Gertie, un sauropode dansant, présenté sur les écrans du monde entier depuis 1914. À cette époque, les dinosaures étaient créés en utilisant des modèles animés plan par plan. Cette technique est celle qui fut utilisée en 1933 pour le sensationnel King Kong. Les dessins animés ont toujours été populaires, mais ils atteignaient, en 1940, un sommet avec le Fantasia de Walt Disney. Mais beaucoup de réalisateurs ont filmé des acteurs grimés en dinosaure, technique rendue célèbre par Godzilla et ses nombreuses suites, en 1956. D’autres ont préféré faire des plans très serrés sur des lézards à fausses cornes ou sur des alligators vivants.

L'ÈRE NUMÉRIQUE

Triceratop dans Jurassic Park

Les films modernes profitent des technologies d'animation digitales. Ainsi la quasi-totalité des dinosaures de Jurassic Park a été réalisée de cette façon, et c'est ce qui les rend beaucoup plus réalistes que ceux des films précédents. Leurs mouvements paraissent encore plus naturels et les scènes ou ils se trouvent avec les hommes sont saisissantes de vérité. Là encore, les dinosaures ont été représentés en tenant compte des dernières découvertes, ainsi leurs queues ne traînent pas au sol et leur démarche suggère un métabolisme développé. La récente série documentaire britannique Sur la terre des dinosaures a aussi incorporé le dernier cri du savoir scientifique. C'est pourquoi elle décrit l'environnement dans lequel les dinosaures vivent aussi précisément que possible. Seule la couleur des dinosaures est totalement spéculative.

L’ÉVOLUTION de L’IMAGES des DINOSAURES

Les nouvelles croyances populaires et les nouvelles découvertes scientifiques ont radicalement change l’image des dinosaures.

Petit lezard

Notre connaissance des dinosaures est comme un collage de milliers de pièces en mutation constante qui embrassent une période de plus de 150 ans. La recherche se fait toujours dans le contexte de la philosophie et des préjugés de la société de l’époque, et l’étude des dinosaures ne fait pas exception. Quand les chercheurs se sont intéressés aux dinosaures, il y a plus de 150 ans, leur connaissance du monde et de la place des hommes était très différente de celle que nous en avons aujourd’hui.

LES IMAGES D’AUTREFOIS

Iguanodon

Les premières études sur les fossiles de dinosaures datent du début du XIXe siècle, c’est-à-dire bien avant la publication de la théorie de l’évolution de Darwin en 1859. La paléontologue Richard Owen qui inventa le mot « dinosaure » ne croyait certainement pas à cette théorie. Même après la parution de De l’origine des espèces, il demeura un farouche opposant à l’évolutionnisme. Il s’opposa même à l’idée « progressiste », qui se répandit à l’ère victorienne, de la progression, au fil du temps, des formes de vie simples vers des formes plus complexes. Il ne voyait dans les dinosaures qu’une forme plus avancée des reptiles vivant à l’époque. Quand il formula ces idées vers 1840, les seuls éléments de preuve dont il disposait se composaient de quelques ossements et fragments de squelette. Personne n’avait encore découvert de fossile entier et très peu de dinosaures avaient été baptisés. À partir de mes maigres éléments, Owen conclut que tous les dinosaures étaient de grands quadrupèdes rappelant un peu les rhinocéros d’alors. Il ne pouvait imager l’existence des petits dinosaures aux pieds agiles, le Struthiomimus, ni de celle de l’Archaeopteryx qui rappelait les oiseaux, et que les évolutionnistes désignèrent plus tard comme le parfait exemple du « chaînon manquant » annoncé par Darwin. Lorsqu’en 1860, Owen étudia un Archaeopteryx peu de temps après sa découverte, il déclara qu’il s’agissait d’un oiseau, et en aucun cas d’un dinosaure.

DES MONSTRES LÉTHARGIQUES

Les idées victoriennes d’une progression au fil du temps amenèrent un grand nombre de scientifiques du XIXe siècle à considérer que les dinosaures étaient une expérience manquée et qu’ils avaient été remplacés, ainsi que le laissaient supposer les fossiles, par des animaux beaucoup plus « avancés » : les mammifères. Mais les découvertes faites plus tard et le nombre croissant des données fournies par la recherche allaient montrer que le stéréotype du dinosaure monstrueux et léthargique était simpliste et inexact. Aujourd’hui nous savons que les dinosaures étaient des créatures complexes et uniques en leur genre, qui réussirent à dominer la Terre pendant plus de 150 millions d’années.

LE LIEN ENTRE LES DINOSAURES ET LES OISEAUX

La démonstration que les oiseaux descendent des dinosaures constitue pour certains biologistes la plus grande avancée de la paléontologie. C'est l'anatomiste anglais T.H. Huxley qui a observé le premier cette ressemblance, vers 1860, et pour lui, la découverte de l'Archaeopteryx, mi-oiseau, mi-dinosaure, sera la preuve évidente du lien entre les dinosaures et les oiseaux. Mais au début du XXe siècle, cette idée n'était plus en vogue. C'est seulement en 1969 que John Ostrom a décrit le Deinonychus avec de nombreuses caractéristiques rappelant les oiseaux. Depuis une quantité de "dinosaures-oiseaux" ont été découverts, notamment en Chine, et la théorie selon laquelle les oiseaux sont des "dinosaures vivants" est aujourd'hui largement acceptée. L'image des dinosaures allait se trouver transformée. Les reconstitutions actuelles les montrent souvent comme des animaux actifs à sang chaud et recouverts de plumes, tout comme leurs descendants.

LA RECHERCHE ACTUELLE

À mesure que d’autres éléments de preuves se feront jour, des représentations nouvelles des dinosaures remettront en cause la vision actuelle que nous en avons. Il nous reste encore beaucoup à apprendre, comme le prouve le débat qui oppose aujourd’hui les scientifiques pour savoir si les dinosaures étaient à sang chaud ou à sang froid, et l’énigme non résolue de leur disparition. La découverte d’un seul spécimen inédit peut changer radicalement nos théories sur les dinosaures. Ce spécimen présentera peut-être une caractéristique anatomique encore jamais vue dans aucune famille de dinosaures et révélera ainsi l’existence d’une nouvelle espèce d’un genre déjà connu ou d’un spécimen encore totalement inconnu. Nul ne peut affirmer que tout a été dit sur telle ou telle espèce de dinosaures. À la fin du XXIe siècle, bon nombre de nos idées sur les dinosaures paraîtront sans doute aussi étranges et aussi archaïques que celles qu’avançaient les scientifiques et les passionnés au siècle précédent.

LES MYTHES

Le mystère apparemment impénétrable qui entoure les dinosaures et leur univers a agi comme un puissant stimulant pour l’imagination humaine.

Même si la science moderne a fait tomber de nombreux mythes sur les dinosaures, ces animaux des temps anciens continuent à faire travailler notre imagination. Chaque civilisation a ses légendes racontant l’histoire de monstres redoutables décrits parfois sous la forme de dragons crachant du feu. Rien d’étonnant donc si les premières découvertes d’os fossilisés gigantesques ont rempli l’imagination populaire d’idées fantasques de toutes sortes sur les premiers géants humains ou sur les ancêtres des éléphants. Si les dragons ne sont plus en vogue, notre fascination pour les reptiles géants n’a pas diminué pour autant. On a dit que le grand intérêt des hommes pour les reptiles est similaire à la réaction que manifestent d’autres primates comme les singes face aux serpents : ils s’en méfient. Le fait que dans de nombreux récits du Moyen Âge, les dragons soient dépeints comme des serpents confirme peut-être ce point de vue. D’un autre côté, de nombreuses civilisations ont cohabité avec les gros reptiles tels que les serpents ou les crocodiles dans une parfaite harmonie. Mais il y a d’autres raisons de penser que les premières découvertes de fossiles ont contribué, peut-être au contact des caravanes de marchands qui traversaient des régions lointaines, à répandre des légendes fantastiques sur des animaux mythiques. L’avantage de cette fascination pour les dinosaures est qu’elle peut éveiller chez les jeunes un intérêt pour la science en leur donnant la notion du passé très lointain, du processus d’évolution et d’extinction des espèces.

SCROTUM HUMANUM

Lorsqu’en 1676, le professeur de « chimie » de l’université d’Oxford Robert Plot publia la première description d’os de dinosaure provenant de Cornouailles, il ne se doutait pas que cet os était celui d’un reptile disparu. « L’énigmatique fémur », comme il l’appelait, semblait le laisser perplexe quant à son origine. À cette époque, ce genre de fossile passait généralement pour un vestige d’humain ou d’animal géant qui avait péri au moment du Déluge. Supposer qu’il provenait d’une espèce animale disparue aurait été une hérésie – cela sous-entendait que Dieu s’était trompé en créant des créatures inutiles ou imparfaites. Plot crut d’abord qu’il s’agissait d’un os d’éléphant amené en Angleterre par les Romains, avant de conclure qu’il s’agissait d’une tête de fémur de géant humain. On pense aujourd’hui que cet os était un segment de fémur de Megalosaurus. Le fossile original s’est égaré, mais le dessin qu’en fit Robert Plot dans The Natural History of Oxfordshire publié en 1676, est devenu un grand sujet de spéculation. En 1763, un autre scientifique anglais, R. Brookes, publia une illustration de l’os en question qu’il appela Scrotum humanum en raison de sa forme suggestive. La légende du dinosaure était en marche.

DES ANIMAUX INTELLIGENTS?

On a pu observer que la cavité cérébrale des dinosaures était petite par rapport à la taille de l’animal, mais en réalité, elle n’est pas plus petite que chez les reptiles de même gabarit. Chez certains des plus petits théropodes, cette proportion était la même que pour les oiseaux actuels. Si le cerveau des dinosaures paraît petit, c’est donc simplement parce que leur corps est gigantesque. Une autre légende voulait que les dinosaures aient deux cerveaux. Nombre d’entre eux présentant en effet une hypertrophie des tubes neuraux au niveau du bassin, certains ont alors émis l’hypothèse qu’étant donné le petit volume de la cavité cérébrale, la cavité pelvienne était peut-être occupée par une masse de tissu nerveux qui aidait à coordonner quelques-unes des fonctions qu’aurait pu remplir un cerveau plus gros. Or, certains animaux vivants présentent eux aussi cette hypertrophie des tubes neuraux, ce qui fait tomber le mythe du dinosaure à deux cervaux.

UNE EXPRESSION ACTUELLE

Aujourd’hui, certaines institutions archaïques ou personnalités de la politique et de la littérature, refusant de disparaître, sont parfois traitées de dinosaures. Cet usage fait ainsi référence à la longue domination de ces animaux qui a duré plus de 150 millions d’années au Mésozoïque. Nous savons aussi qu’ils formaient un ordre très diversifié qui cohabitait avec des mammifères prétendument supérieurs. Nous avons depuis peu la preuve que les dinosaures n’ont pas disparu. Ceux qui avaient des ailes survivent à présent à travers leurs descendants représentés par les quelque 9 000 espèces florissantes d’oiseaux qui existent aujourd’hui.

Quelques films portant sur les dinosaures....

Jurassic Park
Jurassic Park
Jurassic World
Jurassic World
Jurassic Park - The Lost World
Jurassic Park - The Lost World
Jurassic Park 3
Jurassic Park 3
Dinotopia
Dinotopia
100 Million B.C
100 Million B.C
Carnosaur
Carnosaur
Raptor
Raptor
Petit pied
Petit pied
Petit pied 2
Petit pied 2
Petit pied 3
Petit pied 3
Petit pied 4
Petit pied 4
Petit pied 7
Petit pied 7
Prehistoric Beast
Prehistoric Beast
Prehysteria!
Prehysteria!
Walking with Dinosaurs
Walking with Dinosaurs
The Good Dinosaur
The Good Dinosaur
Age of Dinosaurs
Age of Dinosaurs

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